Description
Cerisier Summit
Le cerisier Summit est une variété moderne obtenue à la station de recherche de Summerland, en Colombie-Britannique (Canada), par croisement entre les variétés Van et Sam, et diffusée à partir de 1973. Le cerisier Summit est réputé pour le calibre exceptionnel de ses fruits — 10 à 12 g — et pour sa chair sucrée et peu acide. Il se récolte de mi-juin à début juillet et demande un pollinisateur. Nous le greffons à la pépinière, au Passage d’Agen, en Lot-et-Garonne, en certification AB / Ecocert.
Fiche d’identité du Cerisier Summit
| Critère | Valeur | Précision |
|---|---|---|
| Espèce | Prunus avium | Cerisier doux, type bigarreau |
| Origine | Summerland, Colombie-Britannique (Canada) | Station publique de recherche |
| Parents | Van × Sam | Diffusée à partir de 1973 |
| Statut | Variété libre | Aucun droit d’obtention |
| Floraison | Mi-saison, fin mars à mi-avril | Abondante et très mellifère |
| Pollinisation | Pollinisateur à prévoir | Van, Burlat, Napoléon |
| Récolte | Mi-juin à début juillet | 17 à 19 jours après le Burlat |
| Calibre | 28 à 30 mm, 10 à 12 g | Parmi les plus gros bigarreaux |
| Fruit | Cœur, rouge brillant | Vire au pourpre à pleine maturité |
| Pédoncule | Court | — |
| Chair | Sucrée, juteuse, peu acide | Fermeté moyenne |
| Éclatement | Peu sensible | Fruit sensible à la manipulation |
| Vigueur | Forte à très forte, 4 à 6 m | Port érigé puis arqué avec l’âge |
| Mise à fruit | Lente | Très bonne productivité une fois formé |
| Rusticité | Jusqu’à environ −20 °C | Floraison exposée aux gelées tardives |
| Porte-greffes proposés | — |
Présentation du Cerisier Summit
Le cerisier Summit vient de la station de recherche de Summerland, dans la vallée de l’Okanagan, en Colombie-Britannique — l’un des programmes publics d’amélioration du cerisier les plus productifs au monde, à qui l’on doit également les variétés Van, Sam, Lapins et Stella. Summit résulte du croisement de Van par Sam, deux obtentions de la même station, et a été diffusé à partir de 1973.
Le cerisier Summit s’est imposé en Europe pour une raison simple et visible : le calibre. Avec des fruits de 28 à 30 mm et 10 à 12 g, il joue dans la catégorie des très gros bigarreaux, là où une variété ancienne dépasse rarement 7 à 8 g. Il est devenu une référence sur son créneau de maturité, entre les précoces de fin mai et les tardives de juillet.
Caractéristiques du fruit
La cerise Summit est un fruit en forme de cœur, de très gros calibre, à la peau rouge brillant qui vire au pourpre à pleine maturité, portée par un pédoncule court.
- Calibre : 28 à 30 mm pour 10 à 12 g — c’est l’atout principal de la variété.
- Chair : juteuse, sucrée, peu acide, rafraîchissante.
- Fermeté : moyenne. Les fiches qui annoncent une chair « ferme et croquante » sont optimistes : Summit n’a pas la tenue d’un Napoléon.
- Éclatement : peu sensible, ce qui est appréciable sur une variété de fin juin.
La contrepartie de cette fermeté moyenne est une certaine sensibilité à la manipulation : les fruits marquent. Cueillez-les avec leur pédoncule, en une seule couche dans le panier.
Pollinisation du Cerisier Summit
Les sources se contredisent — un vendeur le donne autofertile, deux le disent partiellement autofertile, la majorité affirme qu’un pollinisateur est indispensable. Notre conseil reste le même que sur nos autres cerisiers : prévoyez un pollinisateur. Au pire vous n’aurez rien perdu, au mieux vous aurez sauvé la récolte.
La floraison du Summit se situe en mi-saison, de fin mars à mi-avril. Trois variétés de notre catalogue reviennent systématiquement dans les listes de pollinisateurs compatibles :
- Le cerisier Van — le plus cité, et accessoirement l’un des deux parents du Summit.
- Le cerisier Burlat et le cerisier Napoléon, tous deux régulièrement recommandés.
- Le cerisier Cœur de Pigeon Rouge, dont la compatibilité avec le Summit est également établie.
Plantez le pollinisateur à moins de 20 à 30 mètres.
Culture et entretien du Cerisier Summit
Sol et exposition
Le cerisier Summit demande un sol profond, riche, frais mais bien drainé, légèrement calcaire toléré, et une exposition en plein soleil, chaude et abritée du vent. Comme tous les cerisiers doux, il ne supporte pas l’eau stagnante.
Plantation
Nos scions partent en racines nues, de décembre à mars. Le Summit est vigoureux — 4 à 6 m selon le porte-greffe — et de port d’abord franchement érigé, puis s’arquant avec l’âge sous le poids des récoltes. Notre guide comment choisir son porte-greffe vous aidera à caler la taille adulte.
Taille
Un point d’attente à poser franchement : la mise à fruit du Summit est lente. En revanche, une fois l’arbre bien formé, la productivité est très bonne et régulière. Son port très érigé demande un vrai travail de formation les premières années pour ouvrir la charpente, sans quoi la fructification part en hauteur. Taillez après la récolte, en fin d’été, jamais en hiver humide.
Maladies et ravageurs
Le cerisier Summit est réputé d’assez bonne tenue sanitaire. Surveillez néanmoins la moniliose sur fleurs et fruits et le puceron noir du cerisier au printemps. Sa récolte de fin juin le place en période d’activité de la mouche de la cerise : piégeage et surveillance sont à prévoir en conduite biologique, contrairement aux variétés de fin mai qui passent avant le problème.
Utilisations en cuisine
Le Summit est d’abord une cerise de table, et son calibre y est pour beaucoup : c’est une cerise qui impressionne dans une coupe. Sa faible acidité en fait un fruit consensuel. En cuisine, sa fermeté moyenne la destine plutôt aux clafoutis, coulis et confitures qu’aux bocaux au sirop, où une chair plus ferme tient mieux.
Summit sous la chaleur du Sud-Ouest
Voilà le point que nous préférons dire plutôt que de le taire. Un pépiniériste spécialisé note que la fermeté du Summit est moyenne « surtout si la température est élevée ». Autrement dit : cette variété canadienne, sélectionnée sous le climat de l’Okanagan, tient sa texture moins bien sous une vague de chaleur de juin que sous un été frais.
Deux conséquences pratiques. D’abord, cueillez tôt le matin, quand les fruits sont encore frais de la nuit : la différence de tenue est réelle. Ensuite, si votre priorité absolue est le croquant, une variété comme le Napoléon vous satisfera davantage. Si votre priorité est le calibre et la douceur, le Summit reste difficile à battre.
Moderne ou ancienne ? Ce que fait un Summit dans notre catalogue
La question est légitime : notre catalogue est bâti sur les variétés anciennes et patrimoniales, et le Summit a cinquante ans. Nous l’assumons pour deux raisons.
D’abord, c’est une variété libre : issue d’une station publique de recherche, elle n’est protégée par aucun droit d’obtention. Nous la greffons nous-mêmes, comme le reste du catalogue, sans licence ni redevance. C’est une différence de nature avec les obtentions commerciales récentes, qui ne circulent que sous contrat.
Ensuite, un verger familial n’a pas à choisir entre patrimoine et performance. Le Summit apporte un calibre que les variétés anciennes n’atteignent pas, sur un créneau de maturité — la seconde quinzaine de juin — où il complète utilement un Burlat de fin mai.
Questions fréquentes sur le Cerisier Summit
Le cerisier Summit est-il autofertile ?
Les sources se contredisent : un vendeur le donne autofertile, deux le disent partiellement autofertile, la majorité affirme qu’un pollinisateur est indispensable. Par prudence, plantez une seconde variété compatible à floraison concomitante. Le risque est nul et l’oubli peut coûter l’essentiel de la récolte.
Quel pollinisateur pour un cerisier Summit ?
Le Van est le pollinisateur le plus cité — c’est aussi l’un des deux parents du Summit. Le Burlat, le Napoléon et le Cœur de Pigeon Rouge conviennent également. Le Summit fleurit en mi-saison, de fin mars à mi-avril : le pollinisateur doit fleurir à la même période, et se situer à moins de 20 à 30 mètres.
Quand récolte-t-on les cerises Summit ?
La récolte du Summit s’étale de mi-juin à début juillet, soit environ 17 à 19 jours après le Burlat. Cueillez les fruits quand le rouge brillant commence à virer au pourpre. Préférez le petit matin : la chair du Summit tient mieux quand elle est cueillie fraîche.
Quelle est la taille des cerises Summit ?
C’est l’atout principal de la variété : 28 à 30 mm de diamètre pour 10 à 12 g par fruit, ce qui place le Summit parmi les plus gros bigarreaux disponibles. À titre de comparaison, une variété ancienne comme le Napoléon pèse plutôt 7 à 8 g. Les fruits sont en forme de cœur, à pédoncule court.
Le cerisier Summit est-il sensible à l’éclatement ?
Non, le Summit est décrit comme peu sensible à l’éclatement provoqué par la pluie, ce qui est appréciable sur une variété de fin juin. En revanche, sa chair de fermeté moyenne le rend sensible à la manipulation : cueillez les fruits avec leur pédoncule et disposez-les en une seule couche.
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